empathie

Empathie : mieux se parler pour mieux se comprendre.

Il est difficile de vraiment se comprendre, d’être en empathie.

Nous nous sentons ainsi souvent incompris dans notre entourage personnel ou professionnel.

La conséquence est de se refermer dans sa coquille par peur d’être blessé ou jugé.

De là nous finissons souvent en Calimero (« c’est trop injuste »)  voire amer ou en colère. 😕

Le pire c’est que nous loupons beaucoup d’opportunités.

Opportunité d’être reconnu au niveau professionnel, d’avoir une promotion, de trouver un nouveau travail, d’avoir de nouveaux amis, de travailler dans une bonne ambiance.

Mais aussi dans notre cercle intime : se brouiller avec la famille ou les amis, avoir du mal à avoir une relation stable.

Nous voulons être COMPRIS, et c’est là que communiquer avec empathie change beaucoup de choses.  😉

Les racines du mal sont profondes : à l’école personne ne nous demande comment nous nous sentons, juste d’avoir de bonnes notes et de ne pas perturber la classe.

Dans beaucoup de familles il est tabou de parler de ses sentiments et émotions.

Même en couple, il est très difficile de parler vraiment de ce qui nous plaît et de ce que nous attendons.

Qui se soucie vraiment de nous ?

Qui se préoccupe vraiment de nos besoins ?

Une précision sur le terme de besoin, nous parlons ici de nos besoins profonds, pas des besoins superficiels.

C’est sympa d’être riche, adulé comme une star, avoir du pouvoir, soit. 😎

Mais est-ce essentiel ?

Combien de relations sincères reste-t-il ?

Avec qui sommes-nous en empathie ?

Les magazines « people » nous montrent en permanence l’envers des paillettes : drogue, alcool, dépression, divorces à répétition.

Les besoins « paillettes » sont en fait des pulsions : tout le monde finit par apprendre un jour ou l’autre que ce n’est pas en accumulant les conquêtes, les interviews aux journalistes et les millions que nous allons nous épanouir.

Bien que les millions soient appréciés par tous pour payer nos factures…. :mrgreen:

Parlons plutôt de nos vrais besoins, ceux que nous cherchons à satisfaire en priorité.

Nos besoins fondamentaux bien sûr : manger correctement, pouvoir se reposer à l’abri et s’habiller d’une façon adaptée et confortable.

Mais également se sentir en sécurité dans tous les domaines, arrêter d’être comme un bouchon qui flotte dans la mer au gré des vagues mais se fixer.

Ça comprend la sécurité affective : nouer des relations stables qui soutiennent au lieu d’être un problème.

Egalement se sentir reconnu et apprécié : c’est atroce de se sentir rejeté ou inutile.

Comme les jeunes qui se lancent « boulet ! » ou « tu sers à rien ! » quand ils sont en colère. 👿

Etre compris pour ce que l’on est, et non pas pour ce qui arrange les autres.

Etre compris dans nos moments de doute, tristesse, déprime.

Etre apprécié pour ce que l’on est et ce que l’on peut apporter.

En bref être soi, vraiment soi.

C’est là qu’apprendre à communiquer en empathie devient indispensable pour se faire comprendre et comprendre les autres.

Il s’agit d’apprendre à repérer les jugements et obstacles à l’empathie, c’est à dire à la compréhension mutuelle.

Pour savoir communiquer vraiment, sans se blesser mutuellement.

Ainsi il est essentiel de chercher à distinguer le « haut de l’iceberg » c’est à dire l’expression qui peut être un jugement ou une critique, avec ce qu’il cache c’est à dire un sentiment ou un besoin.

Par exemple le fait de se sentir incompris par un proche génère de la frustration qui peut générer de la colère. 🙁

Le besoin insatisfait est ici un besoin de reconnaissance et un besoin de sécurité affective.

Si l’on n’exprime que de la colère, l’autre fuira ou contre-attaquera.

Et la relation sera encore plus perturbée, et la frustration augmentera, et la colère aussi….

Il s’agit donc de donner une chance à la compréhension mutuelle en séparant les choses. 💡

Prenons le cas de Josiane, qui souffre que sa meilleure amie ne comprend pas pourquoi elle vient de rompre rapidement avec une relation récente.

Il y a des chances qu’elle ait entendu :

« De toute façon tu n’est jamais contente ! » d’ou  risque de frustration, colère, rancœur….

Plutôt que de répliquer du tac au tac :

«  Comme si c’était de ma faute ! » qui exprime un sentiment d’injustice et d’amertume, mais pas le besoin non satisfait.

On peut essayer de comprendre d’ou vient cette critique :

« Qu’est-ce que tu veux dire ? »

« Que tu trouveras toujours quelque chose qui ne va pas. »

« Si je te comprends bien, tu as peur que je sois toujours déçu ? »

« Exactement, les hommes ne sont pas parfaits, ma pauvre Josiane ! »

« Penses-tu que je dois apprendre à faire avec les défauts des autres ? »

« Oui, exactement, tu n’est pas parfaite non plus ! »

« C’est vrai, mais comprends-tu que ce que j’ai vu chez cet homme là m’a mis très mal à l’aise ? »

« C’est à dire ? »

« Il m’a rappelé les mauvais côté de mon père »

Dans cet exemple on passe d’un jugement à ce qu’il exprime : l’inquiétude de l’ami pour Josiane, la peur de l’éternel échec.

En clair le jugement trahi ce qu’il cache, de l’inquiétude, ce qui est une forme d’amour.

Puis Josiane exprime son sentiment (mal à l’aise) qui est la traduction de son besoin de sécurité affective.

C’est à dire trouver un homme qui lui apporte autre chose que ce qui l’a faite souffrir enfant.

C’est un bon sujet de dialogue, de compréhension mutuelle, d’empathie. 😀

Très rapidement, nous arrivons à l’agression mutuelle là ou nous avons chacun des sentiments et des besoins mutuels que nous pouvons partager.

Une vérité est de comprendre que nous avons rarement été éduqué à comprendre nos propres sentiments et besoins et donc également ceux qu’expriment les autres.

La partie animale se met vite en action : on se mord pour se protéger ou s’exprimer  et il y a toujours au moins une victime.

En apprenant à décomposer, nous donnons une chance à l’expression sincère.

C’est très beau, des hommes ou des femmes en empathie.

Et ça change beaucoup de choses dans la vie. 😉

 

 

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